得 la main prend le coquillage

Les multiples variantes des graphies jusqu’aux Han obligent souvent à faire le point. Celle du caractère 得  dé est relativement sage.

得 et les Jiaguwen 甲骨文

Sur les inscriptions oraculaires des Shang, trois grands types se dégagent : 
L’une montre une main qui obtient un cauris (1 sur l’illustration ci-dessous). La main se trouve en haut ou en bas de la composition et à gauche ou à droite du cauris.
Une seconde (2) affiche le redoublement de la première figure, parfois inversée. Deux mains tiennent chacun un cauris.
Une dernière (3) voit l’arrivée de la clé de la marche 彳 sur un côté.

Sur bronze Shang

Les écritures sur bronze des Shang garderont les variantes 1 et 3 des inscriptions précédentes, avec une majorité pour la graphie 3 :

Sur bronze des Zhou occidentaux

Quant aux graphies sur bronze des Zhou occidentaux, une partie a gardé la structure des Shang. Une autre variante montrait un cauris avec une forme différente et une main qu’on reconnaît moins :

 

得 compensation

Sur l’inscription vue dans la semaine avec 罰, l’écriture de 得  contient la marche à gauche, à droite en haut le cauris et en bas la main. Sous les Shang, 得 avait la signification d’obtenir. Sous les Zhou occidentaux, l’extension de sens mena à obtenir une compensation, racheter une peine (金文詁林, graphie 220).

A noter que 得 était également un nom de personne aux deux époques.

De nos jours

Le caractère a, apparemment, trouvé sa forme moderne sous les Han. Le cauris s’est éclipsé au profit de 旦 et la main a laissé la place à 寸 :得.
De nos jours,  得 dé signifie acquérir, obtenir et en complément de manière, il permet d’exprimer un résultat ou une possibilité.
Prononcé děi, il veut dire avoir besoin, nécessiter, devoir.

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Un vase yan 甗

30 janvier 2022

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