Réchauffer l’ancien

Entretiens de Confucius, II, Gouverner

 溫故而知新,可以為師矣 wēn gù’ér zhī xīn, kěyǐ wéi shī yǐ
Simplifié : 温故而知新,可以为师矣
温 :温习, réviser
故 : 已经过去的, passé , ancien
温故,  littéralement réchauffer l’ancien. 
温故而知新 : Plusieurs explications de ce texte : 1. Réviser, revoir ses propres connaissances et en tirer de nouvelles connaissances. 2. Revoir, réétudier le passé, l’histoire, les classiques et acquérir de nouvelles connaissances. 3. Au fil de l’expérience, on acquiert de nouvelles connaissances. 4. En observant l’histoire, on peut anticiper l’avenir.
溫故知新 (sans le 而) est devenu un chengyu.


為, être, devenir. A gardé ce sens en chinois moderne.
師 : maître, professeur
矣, particule finale ;  ici, elle indique une assertion. 
Levi : Seul il peut enseigner celui-là qui, ressassant l’ancien, est capable de susciter du nouveau. 
Couvreur :  Celui qui repasse dans son esprit ce qu’il sait déjà, et par ce moyen acquiert de nouvelles connaissances¹, pourra bientôt enseigner les autres. 
Note de la traduction de Couvreur : Littéralement. « En réchauffant l’ancien [tout comme on réchauffe un mets], on perçoit le nouveau. » De répétitions en réinterprétations des textes anciens, se dégagent un sens nouveau, actuel, et une application pratique (MBC).

Certains clichés voient un Confucius conservateur, une Chine immobile et conservatrice. Cette volonté de renouveler ses connaissances, d’apprendre fait écho à cette soif d’apprendre qu’a connue la Chine ces dernières décennies. Cette ouverture transparaissait très bien également dans le comportement de la population, qui n’avait pas cette prétention occidentale. Comme le disait un diplomate chinois parlant du succès économique des trente dernières années, la Chine a été un super élève. Attention, tout évolue en Chine…

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20 avril 2021

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